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L’avenir de pôle emploi se jouera en 2019

L’avenir de Pôle Emploi dépend des réformes prévues courant 2018

 

UNE BAISSE LIMITÉE DES EFFECTIFS DE POLE EMPLOI EN 2018

À la fin de l’année 2016, Pôle emploi comptait 56 000 salariés, dont 51 033 en CDI. Mais aussi 2 800 agents en CDD et environ 2 000 salariés en contrats aidés. 90% des agents se trouvent sous contrat de droit privé.

Le document de présentation du PLF 2018 annonce un chiffre de 347 suppressions de postes et un plafond d’emploi de 55 558 pour l’année 2018 (27/09/2017). 1 700 emplois aidés devraient également disparaitre en 2018.

Pôle Emploi a confirmé que la question des effectifs « se négociera dans le cadre des négociations de la convention tripartite 2019-2021 qui commenceront l’année prochaine« .

L’importante baisse de budget annoncée pour 2019 et 2020 de la mission « travail et emploi » du Projet de Loi de Finances 2018 laisse supposer une baisse du financement d’État du service public de l’emploi dans les années à venir, et celui de Pôle Emploi en particulier.

De plus, le financement Unédic passant désormais par l’Acoss, suite au passage des cotisations chômage à la CSG, ne concerne que l’année 2018. D’autres formules pourraient voir le jour dans un second temps en 2019.

L’AVENIR DE POLE EMPLOI DÉPEND DES REFORMES À VENIR.

Le sort de Pôle Emploi est en effet étroitement lié aux contenus des réformes à venir :

  • Réforme de l’indemnisation chômage (géré par Pôle emploi pour le compte de l’Unédic) ; par exemple, une éventuelle ouverture de l’indemnisation chômage aux salariés démissionnaires et aux indépendants devrait faire croitre le nombre de bénéficiaires !
  • Réforme de la formation professionnelle comprenant une priorité affichée à la formation à un poste ou un métier de demandeurs d’emploi, et
  • Réforme de l’apprentissage.

Or, ces réformes sont annoncées comme devant être adoptées à l’été 2018.

La convention entre l’État, l’Unedic et Pôle emploi pour 2019-2021 dépendra évidement directement du contenu de ces réformes.

Pôle Emploi pourrait alors être transformé en profondeur, bien au delà de la question de ses effectifs. L’avenir de Pôle Emploi se jouera réellement en 2018 pour 2019-2021.

UNE ÉVENTUELLE PRIVATISATION DE POLE EMPLOI SEMBLE PEU PROBABLE

La « privatisation » éventuelle de Pôle Emploi, ou du moins l’externalisation d’une part majeure de ses missions d’accompagnement des demandeurs d’emploi, agitée comme un chiffon rouge par les syndicats de l’établissement ne semble pas du tout d’actualité.

Le gouvernement semble animé dans ce domaine, comme dans d’autres (voir les contrats aidés), par une vision principalement budgétaire et non pas politique.

Son unique but semble être de réduire les couts (en l’occurrence la masse salariale). Il ne s’agit pas a priori de « payer grassement » des organismes de placement marchands ou associatifs ! Certains syndicats semblent se tromper de combat.

Le débat à venir va porter sur la redéfinition des missions mêmes de Pôle Emploi.